Université d’été sur la gouvernance des industries extractives en Afrique francophone
15 July–26 July 2025 En ligne
Contexte
Dans un contexte mondial marqué par l’urgence climatique et la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles, la transition énergétique s’impose comme une priorité stratégique. Les pays africains, bien que faiblement responsables des émissions mondiales de gaz à effet de serre, sont confrontés à des défis majeurs : adapter leurs politiques énergétiques, valoriser leur potentiel en énergies renouvelables, et tirer parti de leurs ressources naturelles pour soutenir un développement durable et inclusif.
La transition énergétique ne peut être pensée sans prendre en compte les spécificités du secteur extractif en Afrique francophone. De nombreux États disposent de ressources stratégiques à l’instar du cobalt, lithium, cuivre, bauxite ; essentielles pour alimenter les technologies vertes. Toutefois, la gestion de ces ressources pose des questions complexes :
- Comment garantir que leur exploitation serve le développement des pays producteurs ?
- Quelles politiques mettre en œuvre pour éviter que la transition ne reproduise les inégalités existantes ?
- Comment assurer une gouvernance plus transparente, plus équitable et plus tournée vers les besoins des communautés locales ?
Certains pays d’Afrique francophone producteurs de pétrole devront également anticiper les risques liés à la transition énergétique. En effet, plusieurs économies de l’Afrique francophone, en particulier des producteurs de pétrole, restent fortement dépendantes des combustibles fossiles pour leurs revenus et leur énergie. Cette dépendance contribue non seulement à la dégradation de l’environnement, mais les exposes également aux risques liés à la fluctuation des prix du pétrole et a l’épuisement de ces ressources à long terme.
Ces interrogations trouvent un écho particulier dans l’actualité de plusieurs pays d’Afrique francophone, où les débats autour de la renégociation des contrats extractifs, du développement des énergies renouvelables, de la maîtrise des revenus issus des minerais de transition ou encore de l’électrification des zones rurales, sont plus que jamais d’actualité. Ces dynamiques soulignent l’urgence de mobiliser et former les acteurs clés pour accompagner les transformations en cours.
C’est dans cette perspective que le Centre d’Excellence pour la Gouvernance des Industries Extractives en Afrique Francophone (CEGIEAF) organise la 14ème édition de son Université d’été sur la gouvernance des industries extractives, qui se tiendra en ligne du 15 au 26 juillet 2025. Cette session, avec pour thème « Surmonter la dépendance aux combustibles fossiles et assurer une gouvernance équitable des minerais de transition en Afrique francophone », mettra un accent particulier sur les enjeux liés à la gouvernance des industries extractives à l’ère de la transition énergétique, en offrant aux participants un espace d’apprentissage, de réflexion et de co-construction de solutions adaptées aux réalités du continent.
Public cible
L’Université d’été s’adresse aux membres de la société civile, aux journalistes, aux parlementaires et à toute personne engagée dans la promotion d’une gouvernance responsable des ressources extractives. Le programme privilégie une approche inclusive et encourage vivement les candidatures féminines ainsi que celles des jeunes leaders. Les participants auront l’opportunité d’échanger avec des experts nationaux et internationaux, et pourront ainsi renforcer leurs compétences analytiques et pratiques, et contribuer à la formulation de solutions innovantes pour une gouvernance équitable et durable.
Les cours
La formation se déroulera exclusivement en ligne, sur une période de deux semaines, et sera précédée d’activités préparatoires étalées sur un mois. Ces activités permettront aux participants de se familiariser avec les concepts clés et d’échanger avec les formateurs autour de contenus préalablement diffusés.
Les cours seront animés par des experts nationaux et internationaux, et porteront sur les thématiques suivantes : cadre légal et réglementaire de la gouvernance des ressources naturelles, fiscalité minière et pétrolière, lutte contre la corruption, gestion des revenus extractifs, mobilisation des ressources intérieures, transition énergétique et industries extractives, gouvernance des minerais de transition, impacts socio-environnementaux des industries extractives.
Coût de la formation
Le coût total de la formation est estimé à 1000 USD, couvrant l’accès aux cours, aux ressources pédagogiques et aux sessions interactives.
Des bourses (partielles ou complètes) seront accordées à un nombre limité de participants après étude des dossiers de candidature. Les institutions intéressées sont invitées à soutenir la participation de leurs membres. Compte tenu du nombre restreint de bourses disponibles, nous encourageons les candidats à rechercher des financements pour leur participation.
Les organisations intéressées sont invitées à se manifester et à indiquer le nombre de personnes qu’elles souhaiteraient parrainer au plus tard le 30 mai 2025.
Comment postuler
Les personnes intéressées doivent soumettre leur candidature par email à cegieaf.candidatures@gmail.comen envoyant les documents suivants :
- Lettre de motivation (1 page) expliquant les raisons de la candidature, l’expérience et l’intérêt du candidat pour la gouvernance des industries extractives.
- Curriculum Vitae actualisé.
- Lettre de recommandation
Date limite de réception des dossiers de candidature : 31 mai 2025. Pour tout renseignement complémentaire, veuillez nous contacter à l’adresse suivante : cegieaf2016@gmail.com ou lnyassi@resourcegovernance.org.
Coordinateur de la formation
Lucain Nyassi Tchakounte
Africa Capacity Development Officer